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Problématique

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Il y a maintenant plus d’un an, Tim O’Reilly analysait les innovations actuelles du web dans un article, qui fait toujours référence, intitulé « Qu’est-ce que le web 2.0 ? ». Le concept de « web 2.0 » qui évoque, à travers la symbolique d’une nouvelle version, la promesse d’un nouveau web a, depuis, fait l’objet d’un intense débat, ponctué par de nombreuses controverses.

Quelques articles issus de la revue de presse consacrée au web 2.0 :

Au fil des commentaires et des critiques, il a cristallisé de nombreux points de vues et recouvre aujourd’hui de multiples dimensions. Il propose et repose sur un modèle d’évolution tout à la fois social, technologique et économique, une sorte d’écosystème dont l’épicentre est occupé par l’utilisateur. Promu producteur et contributeur, auteur et non plus simplement lecteur, et, à ce titre, considéré comme détenteur de valeur, ce dernier se retrouve en effet sur le devant de la scène, acteur principal de la pièce qui se joue désormais autour de la nouvelle génération des services en ligne qui, pour exister et se développer, ont besoin de sa participation.

Dans le même temps, parallèlement aux intuitions théoriques qui cherchaient à capter et à formaliser le sentiment commun selon lequel « il se passait quelque chose de qualitativement différent sur le web », une profusion de nouveaux services se réclamant du « web 2.0 » ont vu le jour. Ils ont permis de compléter l’offre déjà disponible, mais aussi d’illustrer, en les systématisant et en les concrétisant, les notions clés et principes de développement qui gravitent autour de ce « web 2.0 ».
 
Les blogs, les wikis, la syndication de contenus, le podcasting, les communautés de contenus (photos, vidéos, articles, nouvelles, signets, etc) fondées sur l’« approvisionnement par la foule » (« crowdsourcing »), les folksonomies (systèmes de tags), ou les systèmes de votation, mais aussi les réseaux sociaux virtuels, à visée professionnelle ou amicale, les applications web de production, de collaboration ou de communication, les pages d’accueil ou les moteurs de recherche personnalisables, les services composites (mashup) croisant les contenus de plusieurs applications, notamment en matière de cartographie, (etc …) sont autant d’éléments qui, combinés, dessinent un contexte inédit et riche de nouvelles opportunités d’usages.

Comment  les acteurs du développement territorial peuvent-ils s’inscrire dans ce contexte ? Comment peuvent-ils exploiter les services 2.0 pour leurs propres besoins ? Quels scénarios d’usages peuvent-ils imaginer ?