Bases communes à l'ensemble de ces politiques/initiatives.
Bien avant les recommandations du gouvernement en matière d’accès public, des politiques nationales et territoriales ont vu le jour. Elles s’appuient toutes sur des principes généraux définissant ces lieux d’accès public à Internet et au multimédia et ayant pour objectif principal la sensibilisation du grand public aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC):
- Un accès pour tous. Même si certains réseaux sont, a priori, plus orientés vers des publics spécifiques (Espaces Jeunes Numériques du Ministère de la Jeunesse et des Sports), ces lieux d’accès publics à Internet et au Multimédia sont censés pouvoir accueillir tous les publics, quelque soit leur âge ou leur spécificité.
- Des équipements. Est considéré comme pouvant être "labellisé" EPN, tout espace qui comporte un minimum de 5 postes accessibles au public. Des variantes existent parfois, selon des spécificités locales ou territoriales (antennes de 2 postes sur des territoires ruraux, par exemple). Ces ordinateurs sont reliés en réseau et connectés pour partie ou en totalité à Internet. Plusieurs périphériques sont à disposition du public : imprimante, scanner, … ou à l’usage des animateurs dans le cadre d’ateliers (vidéoprojecteur, …).
- Un accompagnement. Ces espaces ne sont pas des lieux d’accès à Internet en libre service (de type cyber-cafés). La volonté d’éviter la fracture numérique - commune à toutes ces politiques - a permis de définir le cadre d’intervention de ces espaces. Animés par un, voire plusieurs animateurs, dont les compétences sont à la fois informatiques et dans l’animation (accueil, pédagogie, …), ces lieux offrent un véritable service d’accompagnement du public dans son approche initiale des technologies ou dans un approfondissement de notions.
- Des créneaux horaires d’ouverture les plus larges possibles. Il s’agit en effet de pouvoir répondre à la demande de l’ensemble des publics. Il est donc conseillé d’ouvrir dans des créneaux tels que le soir et le week-end.
- Une tarification adaptée. Les espaces publics numériques étant considérés comme offrant un service public, leur tarification doit être adaptée. Elle reste modérée, voire gratuite dans certaines situations ou pour certains publics. Le tarif est soit une adhésion à l’année à la structure ou à l’espace, soit un coût horaire, voire les deux parfois.
- Financement des animateurs. Mises en place, pour la plupart, entre 1998 et 2000, ces politiques se sont souvent appuyées sur les ressources financières apportées par le dispositif de l’Etat des Emplois Jeunes (soit 80% du salaire pendant 5 ans).