Dès les années 90, l’entrée croissante des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans les différents secteurs de la vie ont fait prendre conscience du risque qu’une "fracture numérique" ne se créée entre les individus. Pour faire face à ce risque, les pouvoirs publics français et certaines collectivités territoriales ont pris des mesures.
Dès 1997, l’entrée de la France dans la "Société de l’Information" a été l’une des priorités de l’action gouvernementale. L’objectif annoncé était de "bâtir une société de l'information pour tous, pour prévenir l'apparition d'un fossé numérique et rattraper le retard de la France dans le domaine de l'Internet». Ainsi, il s’agissait de créer les conditions d’une prise de conscience et d’une mobilisation collective en favorisant la démocratisation des usages à l'école, dans le secteur culturel et dans les lieux publics d'accès au multimédia. Tout en accompagnant et soutenant la mobilisation des acteurs, depuis les entreprises innovantes et le monde scientifique jusqu'au secteur associatif, et engageant la modernisation des outils de l'administration.
Deux étapes majeures, en ce qui concerne l’accès public à Internet, ont participé à la mise en œuvre de ce Plan d’Action :
Cette politique sur l’accès public à Internet avait pour objectif prioritaire l’implantation d’espaces multimédia dans des réseaux de compétence de l’Etat :
Parallèlement, et parfois même antérieurement, un certain nombre de collectivités territoriales ont développé des politiques locales de création de "Cyber-centres", "Point d’Accès Public à Internet" (PAPI) et autres labels.